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Trois ans de collaboration avec Coralie Diebold Consulting : Interview de Vola Ralambondrainy

By Interview

Ce mois-ci, nous avons souhaité vous partager l’expérience de Vola Ralambondrainy, fondatrice de Captain Doc, sur ses projets de communication et son accompagnement par Coralie Diebold Consulting depuis maintenant 3 ans.

1. Qui es-tu ?

Je m’appelle Vola Ralambondrainy, installée à Barcelone il y a 4 ans. Je suis une « immigrée climatique parisienne » à Barcelone ! Mon arrivée ici correspond au lancement de mon entreprise Captain Doc. Son siège est à Paris, je vis à Barcelone mais aussi entre Paris et La Réunion d’où je suis originaire.

2. Que fais-tu ?

Mon objectif avec Captain Doc est d’accompagner et de conseiller les entreprises sur tout l’aspect documentation technique : modes d’emploi, tutoriels, FAQ, chatbots, aides en ligne. Après plusieurs années dans le domaine, j’ai souhaité me positionner en tant qu’experte indépendante. J’ai ainsi pris goût à l’entrepreneuriat qui est pour moi une aventure formidable. Mon challenge depuis 4 ans est de montrer la plus-value de cette information technique : on n’imagine pas à quel point c’est utile et important. Cela représente de l’information nécessaire pour accomplir une action. C’est fondamental à tous les moments d’un produit : avant sa mise en place, au lancement et après. Je travaille sur la documentation technique de produits à haute technicité, innovants : logiciels en majorité, produits pharmaceutiques et produits technologiques.

3. Quelles étaient tes problématiques de communication avant de rencontrer Coralie Diebold Consulting ?

J’avais d’abord une problématique liée à ma posture entrepreneuriale : je suis passée du salariat à l’entrepreneuriat, sans avoir fait de cursus commercial. L’accompagnement de Coralie m’a aidé à développer cette posture, notamment pour identifier ma proposition de valeur.

J’avais besoin d’être accompagnée sur l’aspect pédagogique de la documentation technique : très peu de personnes connaissent cette notion. Il y a un grand travail de pédagogie, encore aujourd’hui, à mener.

Je voulais créer une communication qui me ressemble et qui en même temps propose une vision moderne de la documentation technique : plus attractive et simplifiée, tout en restant un sujet sérieux.

4. Quelles actions ont été réalisées pour y répondre ?

Cela fait maintenant 3 ans que l’on collabore ! Nous avons fait beaucoup de choses.

La première a été de définir une stratégie, pour me faire connaitre, expliquer ce qu’est Captain Doc et ce qu’est la documentation technique. La stratégie me permet d’avoir un positionnement fort, à trois endroits différents : Barcelone, Paris et La Réunion.

On a travaillé sur une identité visuelle et éditoriale assez forte, liée à ma personnalité. Un peu avant le lancement de l’entreprise, j’avais trouvé ce nom « Captain Doc ». Ça me faisait penser à un super héros, au fait de donner un cap. Ça a vraiment impulsé tout l’univers marin de l’identité, avec un clin d’œil à mes origines malgaches. Aussi à mon vécu à La Réunion, à l’environnement marin, qui invite un peu au voyage. Une identité atypique dans l’univers technique mais très cohérente et logique, que l’on retrouve dans la documentation technique. Celle-ci est hyper aride : la créativité, le côté décalé, me permet de transmettre l’idée que l’on peut faire de la documentation technique de manière moderne, tout en restant sérieux. C’est ça qui n’est pas évident du tout dans la communication de Captain Doc mais que Coralie Diebold Consulting gère avec brio.

L’une de nos autres grandes actions a été de construire mon site internet captaindoc.fr : un site moderne qui respecte mon univers, la stratégie de communication et sur lequel l’identité visuelle et éditoriale a été déclinée.

5. Comment ton identité de marque a-t-elle été construite ?

Toute l’identité a été déclinée à partir du nom de l’entreprise, qui impulsait déjà un thème particulier. On a travaillé tout un univers marin, où l’on utilise plutôt des métaphores. On navigue entre deux univers : faire rêver et montrer l’importance de la documentation technique pour les ventes de produits. Le logo a été créé à partir d’une casquette, trouvée ensuite dans une boutique : ça a été une évidence pour moi.

On a choisi des couleurs fortes pour l’identité graphique : vert d’eau, jaune pétant. L’idée était de créer une identité très dynamique, moderne qui vient balancer le côté austère associé habituellement à la documentation technique et d’attirer les prospects avec cette identité de marque qui me ressemble.

6. Quels outils de communication ont été mis en place ?

Un grand travail a été réalisé sur le site internet et la vidéo de présentation : notamment pour décliner l’identité de marque et un travail pédagogique pour expliquer ce qu’est la documentation technique et transmettre la proposition de valeur de Captain Doc.

On a également développé une forte présence sur les réseaux sociaux : sur Facebook, Twitter, LinkedIn et Instagram.  Au début, je me demandais si ça allait vraiment m’aider, parce que je m’adresse à des clients qui ne sont pas fortement présents sur les réseaux sociaux. Mais en fait, ça participe vraiment au développement de mon réseau : à La Réunion, je ne connaissais personne au niveau professionnel. Puis je me suis rendue compte que les gens me suivaient sur les réseaux sociaux !

Au-delà des outils digitaux, des supports papiers ont été créés : cartes de visite, flyers et plaquettes.

7. Quelle est ta stratégie éditoriale ? Quel est le rôle de Coralie Diebold Consulting dans la gestion/production des contenus ?

La stratégie éditoriale répond à un objectif de pédagogie : expliquer le métier de la documentation technique et partager ma proposition de valeur. Avec un style accessible, clair, sympathique et en même temps instructif tout en restant léger, pour contrebalancer l’aspect parfois trop lourd de la documentation technique. 

Tout le travail éditorial se fait beaucoup dans la co-construction, dans le brainstorming avec Coralie : on définit ensemble les sujets, les messages à faire passer, le ton, les supports. La mise en place des actions éditoriales se prépare en amont. Coralie gère le calendrier de communication et la production de contenus.

Récemment, nous avons lancé une série d’articles sur l’intelligence artificielle, « L’intelligence Artificielle Sans Artifice » : Qu’est-Ce Que L’Intelligence Artificielle ?, Comment L’IA Transforme La Documentation ? et une vidéo : Les IA vont-elles prendre le contrôle ?!. Coralie a beaucoup pris la main en m’interviewant et en interviewant d’autres personnes.

Aussi, on a créé une campagne sur la documentation technique et les gestes barrières sur les réseaux sociaux. On a souhaité présenter plusieurs formes originales de documentations techniques : on retrouve par exemple un clip avec chorégraphie de l’Assurance Maladie et un jingle dynamique destiné aux magasins produit par Audiadis.

Les gens aiment qu’on leur raconte des histoires, qu’on leur explique. Créer régulièrement du contenu, asseoir la marque et me positionner en tant qu’experte me permet de créer une relation de confiance avec mes cibles. Je vois le résultat des efforts car au fur et à mesure des personnes me contactent. Une des retombées de cette stratégie de communication et des publications régulières est que j’ai été repérée par BFM business pour tourner une interview en plateau diffusée à la télé. Une expérience inédite que nous avons vécue ensemble avec Coralie !

8. Vous avez participé au Salon NxSE à La Réunion en octobre 2019, comment Coralie Diebold Consulting vous a accompagné ? Quelles opérations de communication ont été menées à cette occasion ?

C’était le rendez-vous de tous les acteurs des nouvelles technologies sur La Réunion et l’Océan Indien. Un salon particulier, notamment par la venue du Président Macron ainsi que des trois ministres Annick Girardin, Muriel Pénicaud et Didier Guillaume. Un événement d’une importance énorme au niveau économique et pour nous l’occasion de montrer que Captain Doc existe et propose des choses modernes, qui intéressent. L’accompagnement de Coralie a été déterminant dans cette expérience. C’était mon premier salon, ça correspondait aux trois ans de l’entreprise et on fêtait l’installation à La Réunion !

En amont, on a travaillé toute une stratégie de préparation : les prises de rendez-vous avec les prospects, l’habillage du stand, tous les supports de communication, les animations, les démonstrations interactives sur le stand. Coralie était présente sur le stand pour faire les démonstrations Captain Doc ! On a aussi créé des goodies qui ont super bien marché : des éventails, un clin d’œil à l’Espagne. Pendant le salon, sans climatisation, les personnes se sont ruées sur les éventails Captain Doc et nous ont ainsi fait de la pub ! En terme d’animation, nous avons organisé une soirée festive et animé un quiz qui a beaucoup plu, pour faire comprendre ce qu’est la documentation technique de manière créative. Post-salon, on a travaillé sur la manière de garder contact avec les prospects, avec comme difficulté le fait d’être présente sur La Réunion tout en étant souvent absente, parce que je suis à Barcelone ou à Paris.

Pour moi, ça a été une expérience géniale. Beaucoup de travail en amont et aussi beaucoup de stress, mais au final je vois que le travail paie parce que les gens m’en parlent encore et me contactent suite à ce salon !

9. Quelles sont actuellement tes actions de communication prioritaires ?

En ce moment, nous travaillons sur l’offre de Captain Doc : on souhaite lancer des « packages » pour que les personnes comprennent mieux comment et pourquoi ils peuvent me contacter.

L’un des sujets prioritaires est la transformation du site, d’un site vitrine à un site qui amène plus de conversion. Aujourd’hui il y a une problématique liée au fait que les gens ne se projettent pas assez concrètement sur la façon dont nous pouvons travailler ensemble.

Je travaille également avec Coralie sur la partie développement de partenariats, avec la formalisation d’un partenariat pour les chatbots. 

10. Quels sont tes projets futurs ?

La période de confinement m’a vraiment amenée à réfléchir sur mes déplacements incessants. La question que je me pose est comment mieux agir sur ce sujet pour la planète et pour ma santé également : comment inscrire Captain Doc dans cette nouvelle normalité où l’on va réduire les voyages ? C’est-à-dire continuer de développer mon entreprise avec une vision de travail à distance tout en conservant la proximité et le dynamisme que j’ai mis en place depuis 4 ans. Et Coralie Diebold Consulting continue de m’accompagner sur ces sujets !

11. Recommanderais-tu Coralie Diebold Consulting ?

Des recommandations pertinentes à forte valeur ajoutée, une vision long-terme avec une mise en perspective et une efficacité dans l’accompagnement de la mise en œuvre de la stratégie. Travailler avec Coralie, c’est l’assurance d’avoir un résultat final de grande qualité. Ce que j’apprécie – en plus de son expertise indéniable – c’est son intégrité, son écoute et son tact pour remettre un projet sur les rails. Je la recommande sans hésiter !


Organisation des Nations Unies

Lobbying et plaidoyer : Influencer les pouvoirs publics pour servir la démocratie

By Food for thought

Souffrant d’une connotation négative en France, le terme lobbying fait l’objet de méfiance et est parfois considéré comme une menace pour la démocratie, en faveur d’intérêts privés. Il est vrai que les techniques de lobbying ont souvent été employées par des entreprises multinationales, peu scrupuleuses et au mépris de toutes les règles éthiques.

Pourtant, il s’agit d’un processus démocratique légal et d’une opportunité de démocratie pour les citoyens. Les associations, organisations non gouvernementales (ONG) et entreprises sociales, utilisent plutôt le terme « plaidoyer » à cet escient, plus positif et dans un esprit de promotion du bien commun et de la défense des droits.

Le lobbying : un processus démocratique et légal

Il se définit comme étant une stratégie d’influence auprès des décideurs politiques et des institutions publiques, menée par un groupe d’intérêt ou groupe de pression qui défend les mêmes valeurs et intérêts. Par leur argumentation ou leur influence, les lobbyistes veulent influer sur la mise en place de législations ou leur modification, en ligne avec leurs intérêts ou leur cause, voir la suppression de certaines normes.

Associé aux entreprises, le terme « lobbying » n’est pas utilisé par les associations, ONG et entreprises sociales, qui préfèrent utiliser le terme « plaidoyer », bénéficiant d’une image plus positive.

En son sens premier, le lobbying ou plaidoyer relève d’un processus démocratique neutre et organisé légalement. Pour chaque loi en discussion, les parlementaires se doivent de consulter toutes les parties prenantes sur un sujet donné afin d’assurer le respect des principes démocratiques et la représentativité de tous les citoyens. En termes pratiques, cela veut dire que tous les citoyens concernés par un projet ou une proposition de loi, toutes les associations, les entreprises, peuvent demander à être entendus. Et c’est là un déroulement démocratique sain et normal, qui existe depuis toujours mais n’a été encadré que récemment.

Sa formalisation, très tardive en France, date de 2013 suite à l’adoption des lois relatives à la transparence de la vie publique par le Parlement. Ayant pour objet la lutte contre les conflits d’intérêts et la transparence démocratique, sa principale mesure a été la création d’une Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Dorénavant, en France tous les lobbyistes et groupements d’intérêts sont enregistrés, ainsi que les dossiers sur lesquels ils travaillent et leurs donneurs d’ordre, comme c’était déjà le cas depuis longtemps auprès des instances européennes. Les visites et gratifications sont également plus encadrées, avec des obligations de déclaration des personnalités publiques.

Si le processus paraît encore dévoyé de nos jours, la professionnalisation grandissante des ONG dans ce domaine et les moyens digitaux de communication, ont permis de mobiliser l’opinion public sur des sujets de plaidoyer et d’obtenir de belles victoires ces dix dernières années. À ce titre, on peut citer :

  • Les directives européennes sur la transparence des industries extractives, qui obligent notamment les pétroliers à déclarer leurs revenus dans les pays étrangers ¹
  • Le règlement européen sur les minerais issus de zones de conflit, qui contraint les entreprises particulièrement de téléphonie, à rechercher la traçabilité des minerais ²
  • La loi française sur la responsabilité juridique des sociétés mères face à leurs filiales, le devoir de vigilance, suite à l’effondrement d’une usine textile au Bangladesh, le Rana Plaza ³

Bien sûr, ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres, mais ils représentent un véritable espoir pour la démocratie et le bien commun.

Différentes formes et plusieurs niveaux d’intervention

De la part des lobbyistes ou chargés de plaidoyer, cela demande une très bonne connaissance des institutions et des processus politiques. De même, il existe un large éventail d’outils possibles pour faire pression sur les gouvernements : pétition, courrier, rencontre, article de presse, lettre ouverte, rapport, étude, manifestation, action coup de poing, réseaux sociaux… Mais en ce qui concerne le lobbying pour l’intérêt général, la légitimité d’un sujet vient toujours d’une large mobilisation citoyenne et de l’opinion public.

Deux formes d’influence sont possibles :

  • en amont : il s’agit de demander la prise de mesures, législatives ou politiques, qui n’existent pas encore sur un sujet donné, ou bien de travailler à l’amélioration et la modification de lois déjà en discussion dans l’intérêt du bien commun, par exemple en proposant des amendements législatifs à l’Assemblée Nationale ou au Sénat.
  • en aval : les législations ou normes existent déjà, mais les groupes d’intérêts peuvent demander la modification d’une loi ou l’abrogation de celle-ci, si elle est préjudiciable à certains groupes de personnes ou contraire à la Constitution et au droit international.

Les interventions peuvent avoir lieu à différents niveaux :

  1. Local ou National : auprès des instances politiques et législatives. Notamment les maires, les régions, les ministères, le Président de la République, les partis et groupes politiques. Ainsi que d’autres instances comme le Défenseur des Droits et la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme. Sur les processus législatifs, les interventions sont possibles auprès des parlementaires à l’Assemblée Nationale et au Sénat.
  2. International : auprès des organisations européennes et internationales, notamment le Parlement européen, ses parlementaires et groupes politiques, la Commission Européenne et ses différentes Directions Générales, l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses organes, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Organisation Mondiale du Commerce, etc. Également judiciaires, auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (qui ne fait pas partie des instances de l’Union Européenne mais du Conseil de l’Europe).

Dès lors qu’un État signe une convention internationale, celle-ci a valeur supérieure à la loi nationale. Les législations nationales doivent donc être en conformité avec les engagements internationaux d’un pays. Le lobbying intervient notamment pour veiller à ces conformités.

Un exemple : L’examen périodique de la France pour la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE)

La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) est un traité international adopté par l’Assemblée générale des Nations unies, le 20 novembre 1989. La Convention énonce les droits fondamentaux des enfants. Elle est aujourd’hui ratifiée par 196 États dans le monde.

La France, a été en Europe le deuxième pays à ratifier la CIDE, après la Suède, le 7 août 1990. La convention repose sur 4 principes : ⁴

  • la non-discrimination
  • l’intérêt supérieur de l’enfant (l’enfant devient un “sujet de droit” et n’est plus un “objet de droit”)
  • le droit à la vie, à la survie et au développement
  • le respect des opinions de l’enfant sur toute question qui le concerne

Depuis la ratification par la France, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant fait partie du droit français et a valeur supérieure à la loi nationale.

Pour chaque convention internationale de l’ONU, il existe des processus pour vérifier que les Etats signataires respectent effectivement les dispositions des traités. Ces processus sont appelés examens périodiques pour certains, et en ce qui concerne la CIDE, chaque pays est examiné tous les 4 à 5 ans. 

Dans le cadre de l’examen périodique de la France pour la CIDE qui débute en 2020 et se termine en 2022, plusieurs étapes se succèdent :

  1. D’abord, les acteurs de la société civile et toutes les parties prenantes qui le souhaitent soumettent des rapports au Comité des droits de l’enfant de l’ONU.
  2. Ensuite, après un processus de différentes auditions, l’Etat français doit répondre aux questions du Comité sur les violations des droits de l’enfant constatées dans les rapports.
  3. Pour finir, le Comité des droits de l’enfant fait ses observations définitives à la France sur son respect ou non de la Convention, ainsi que des recommandations à suivre. ⁵

L’examen périodique, qui existe aussi pour la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, est un processus important de la vie démocratique d’un pays. Il réunit de nombreuses associations, ONG, spécialistes des droits de l’enfant, des citoyens, et également des enfants qui sont auditionnés par le Comité.

C’est une occasion unique de porter auprès d’une institution internationale un plaidoyer national, étayé de recherches et d’argumentaire et d’y apporter du crédit. Les remarques du Comité des droits ne sont évidemment pas contraignantes mais son rapport final constitue une sanction morale et donne un poids politique conséquent aux observations. Les ONG françaises s’appuient par la suite sur ces observations pour faire appliquer les droits des enfants au niveau national et faire évoluer les lois dans le bon sens. Des cas particuliers peuvent également faire l’objet de requêtes auprès du Comité des droits qui statue et peut demander à la France de suspendre l’application de décisions administratives ou judiciaires. ⁷

Le lobbying, bien que souffrant d’une image négative, représente une opportunité de démocratie et d’influence sur les législations et décisions politiques en vue du bien commun. Les controverses autour du lobbying interrogent encore aujourd’hui notre conception de la vie politique qui tolère trop souvent les égarements et les influences d’intérêts privés et commerciaux sur la loi. Effectivement, tous ces processus de plaidoyer sont complexes et souvent peu accessibles et compréhensibles par le grand public. Toutefois, le développement de l’éducation à la citoyenneté et l’apprentissage du fonctionnement des institutions, permettent de répondre à cet enjeu démocratique et surtout pour les citoyens de faire valoir leurs droits.

Vous avez besoin d’aide pour votre stratégie de plaidoyer ? Nous pouvons vous accompagner, contactez-nous !


Références :

¹ L’article de Publish What You Pay

² L’article de l’association Sherpa

³ L’article de Novethic

⁴ Le site vie-publique.fr donne ces informations

Explication sur le processus des rapports au Comité des droits de l’enfant sur le site de Child Rights Connect

⁶ Le site du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU présente l’examen périodique universel (EPU)

⁷ Par exemple, dans le cas de l’affaire Vincent Lambert, le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU s’était prononcé pour une suspension des décisions d’arrêt des traitements : cf. l’article du Figaro

Pour en savoir plus :

Le site France Plaidoyer

Le site officiel de l’ONU

Le site de l’Unicef

Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE)

Commémoration du 30ème anniversaire de la CIDE

stratégie de communication

Bâtir sa stratégie et son plan de communication : quels enjeux et comment s’y prendre ?

By Food for thought

La communication est l’un des piliers de la stratégie de développement d’une organisation. Prises par le temps et par les autres fondamentaux de leur développement, les organisations pensent bien souvent aux actions qu’elles pourraient mettre en place avant de définir une stratégie de communication.

Dans cet article, nous vous expliquons l’importance de « bâtir » en amont une stratégie de communication, agrémentée d’un plan de communication pour enfin mettre en œuvre des actions de communication spécifiques. Tous deux nécessitent un travail de réflexion approfondi.

Pour quels enjeux et comment faire ?

Stratégie et plan de communication : quelles définitions ? quelles différences ?

La stratégie de communication est la vision globale qui sous-tend vos actions de communication en direction de vos publics cibles. Elle articule les objectifs, les cibles, les axes, messages et moyens ensemble pour former un tout cohérent. Elle donne une ligne directrice et un ton à tous vos canaux de communication.

Le plan de communication a pour objectif d’articuler les moyens, les cibles et les prises de paroles dans le temps par rapport aux axes stratégiques. Il va aussi prendre en compte les contraintes de façon réaliste en fonction du budget et des ressources humaines. Vous pouvez le décliner en calendrier de communication.

Élaborer une stratégie de communication vous permet de vous interroger sur les questions essentielles au développement et à la pérennisation de votre structure.

En effet, elle vous amène à poser des objectifs clairs, à agir dans l’anticipation et non dans l’urgence. Également, à optimiser vos dépenses et ainsi votre retour sur investissement.

Une fois la stratégie élaborée, le plan de communication et le calendrier de communication sont indispensables : le premier vous permet de concrétiser votre stratégie par des actions anticipées et ciblées. Le deuxième peut être utilisé en rétroplanning pour vous organiser et anticiper les ressources nécessaires : temps, ressources humaines, matérielles etc.

Si vous êtes dans la phase de lancement de votre structure ou si vous souhaitez rendre plus visible un projet, il est essentiel pour vous de travailler en amont sur votre stratégie et votre plan de communication avant de mettre en œuvre vos actions de communication.

Votre stratégie de communication : étapes et outils clés

Une stratégie de communication ne s’improvise pas. Pour arriver à des résultats concrets et pérennes, un temps de travail stratégique est nécessaire. Bien qu’il nécessite une mobilisation importante, celui-ci vous permet ensuite un gain considérable en temps et en résultats. Sans stratégie, vous risquez de ne pas identifier précisément à qui vous vous adressez, de ne pas avoir clairement en tête vos objectifs et de mettre en place des actions qui peuvent se révéler sur le long terme peu efficaces ou hors budget.

Ainsi, nous vous recommandons de bâtir votre stratégie en différentes étapes : d’abord vos objectifs et vos cibles, puis les moyens et les messages pertinents pour atteindre vos cibles.

Comment faire ?

Pour vous guider dans vos réflexions stratégiques, vous pouvez utiliser deux outils :

  • L’analyse SWOT
  • Le mapping des cibles

L’analyse SWOT vous permet de déterminer les options stratégiques envisageables : c’est-à-dire les axes de levier ou d’amélioration de votre communication. Cet outil constitue un « brainstorming » par lequel vous pouvez identifier les forces, faiblesses, opportunités et menaces de votre structure (en anglais Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats).

Le mapping des cibles vous amène à définir :

  • Vos cibles de communication directes (niveau 1) 
  • Vos cibles atteintes par une communication indirecte (niveau 2) 

Cet outil peut vous être également utile pour définir les moyens d’atteindre chaque cible et les messages correspondants. Il se présente en cercles concentriques :

Un exemple de mapping des cibles de communication à remplir

Vous devez garder en tête que vous êtes en train de « bâtir » une stratégie : il est parfois complexe de se projeter. Cela peut faire peur et l’on a tendance à vouloir faire des « tests » en se lançant dans la mise en place de quelques actions sans réelle stratégie. Or, la stratégie peut vous permettre de poser un cadre rassurant. Vous pouvez la bâtir avec une vision pragmatique, mais aussi évolutive : c’est-à-dire en y apportant des évolutions tout au long du développement de votre structure.

Votre plan de communication et sa déclinaison en calendrier : méthodologie

L’enjeu du plan de communication est de complémenter votre stratégie par un plan d’actions réaliste, fonctionnel et opérationnel.

Il peut se présenter sous forme de tableau, qui met en lien vos cibles avec vos messages et les moyens à mettre en œuvre ainsi qu’un indicateur temporel.

Comment définir vos messages ?

Vous pouvez poser différents niveaux de discours : c’est-à-dire un message générique, puis des messages spécifiques par cibles. Pour chaque niveau de discours vous pouvez aussi associer un argumentaire.

Les moyens, quels sont-ils ?

Ils représentent les actions de communication qui mettent en œuvre votre stratégie, ils peuvent être :  

  • Digitaux : site internet, blog, réseaux sociaux, e-mails
  • Papiers : dépliants, plaquettes, cartes, kakémonos
  • Présentiels : événements, stands, conférences, salons, ateliers, formations
  • Presse : communiqués, articles, interview
  • Relations publiques : participation aux réseaux, prises de parole
  • Partenariats, sponsoring, mécénat

Une fois votre plan de communication construit de manière claire et détaillée, nous vous conseillons de le décliner en calendrier de communication : c’est-à-dire d’organiser votre plan de communication dans le temps. Cela vous permet d’avoir un rétroplanning et de pouvoir vous organiser à l’avance pour mettre en œuvre vos actions avec le temps et les ressources nécessaires à leur bon déroulement.

Enfin, bien qu’une stratégie et un plan de communication bien élaborés en amont soient deux piliers fondamentaux pour des résultats concrets et pérennes, le suivi et la mesure de ces résultats sont également des points stratégiques. Vous pouvez réfléchir à ces questions : quels outils pouvez-vous utiliser pour mesurer vos résultats ? Que seraient pour vous des résultats positifs ?

Vous avez besoin d’aide pour votre stratégie de communication et votre plan de communication ? Nous pouvons vous accompagner, contactez-nous !

Stratégie média

Comment mettre en place sa stratégie médias ?

By News

Vous avez tous entendu parler de relations presse, mais vous ne savez pas forcément comment vous y prendre ou si cela sert encore à quelque chose dans notre monde numérique. Voici un petit tour d’horizon.

Quels sont les acteurs ?

A l’ère du digital et des réseaux sociaux on recense aujourd’hui deux types d’acteurs médiatiques : les médias classiques et les influenceurs.

Quelques chiffres pour illustrer :

  • 270 magazines payants (source)
  • 10 supports de Presse Quotidienne Nationale 2018 (source)
  • 65 supports de Presse Quotidienne Régionale (source)
  • 167 supports de Presse Hebdomadaire Régionale (source)
  • 26 supports de Presse Gratuite d’Information (source)
  • Plus de 1200 radios (source)
  • 31 chaînes nationales sur la TNT (source)
  • 225 chaînes de TV conventionnées (source)
  • 92 chaines de TV déclarées  (source)
  • Environ 100 000 influenceurs en France (source)

On peut ainsi constater que le paysage médiatique français est très vaste, avec un panel de médias très différents les uns des autres en termes de supports : papier, radio, TV et online. On retrouve des petits comme des grands médias, qu’ils soient spécialisés ou non, locaux ou nationaux, etc..

Si la presse classique et audiovisuelle tient encore une belle place, elle est de plus en plus supplantée par ce que l’on appelle “les influenceurs”.

Les influenceurs sont des personnes ayant une communauté en ligne, sur les réseaux sociaux ou sur leur blog, qui les suit régulièrement, lit leurs écrits, regarde leurs vidéos par exemple. On classe généralement les influenceurs selon leur degré de renommée, ce qui se traduit par le nombre de personnes composant leur communauté. Pour une communauté en-dessous de 10 000 abonnés on parle de micro-influenceurs, pour une communauté entre 10 000 et 100 000 abonnés de middle tail influenceurs, et au-delà de 100 000 abonnés ce sont des top tail influenceurs.

Quel est l’utilité de médiatiser sa marque ou son produit ?

Il est utile de médiatiser sa marque ou son produit pour deux raisons.

La première est de donner une plus grande visibilité à votre projet. En effet, les influenceurs ou journalistes vous permettront de toucher plus de personnes que celles déjà présentes au sein de votre propre communauté. Si l’on prend un influenceur avec 100 000 abonnés ou encore un journal de presse quotidienne nationale avec 200 000 lecteurs, l’impact est énorme. Cela démultiplie vos efforts quand vous ciblez le bon média et l’audience adéquate.

Deuxièmement, le fait que quelqu’un d’autre parle de vous, donne d’autant plus de crédibilité à votre produit ou marque. S’il s’agit par exemple d’un test sur Youtube, les utilisateurs auront la preuve que votre produit est utile, de qualité et fonctionne vraiment.

Cependant, il faut faire attention aux partenariats rémunérés avec les influenceurs, car certes ils ne sont pas obligés de l’accepter, mais cela fausse en partie leur avis (ce qui peut vous être reprochés).

Quelles sont les étapes pour construire et mettre en oeuvre sa stratégie RP ?

Différentes étapes sont requises pour construire sa stratégie.

Il faut tout d’abord effectuer un mapping de vos cibles et de vos objectifs pour bien choisir votre média. En effet, selon votre audience, vous choisirez des journaux généralistes ou spécialisés, des supports papier, TV ou en ligne, et de plus ou moins gros tirages. Ceci vous servira à constituer votre liste média avec les coordonnées des journalistes afin d’envoyer les communiqués de presse. L’identification de ces contacts presse peut se faire avec une agence de presse, des logiciels de RP payants ou tout simplement avec des recherches sur internet si vous avez du temps ou peu de moyens.

Si vos produits ou services ne sont pas trop élevés en termes de prix, envoyez un échantillon, un produit, ou encore la possibilité de tester votre service gratuitement.

Nous vous conseillons tout de même, avant de vous lancer dans une stratégie média, de travailler sur votre stratégie de communication globale. Voici quelques conseils de Yes for Comm à ce sujet.

Ensuite, toute relation presse passe par la rédaction d’un communiqué et d’un dossier de presse. Mais quelle différence entre les deux ?

Un communiqué de presse a vocation à être rédigé pour une occasion spécifique, “un communiqué, un seul message” : un lancement produit ou un événement spécial.

Un dossier de presse est utilisé de manière générale pour parler de la marque et de son activité. Il comprend une présentation de l’entreprise,  de son projet, de ses valeurs, de son ou de ses produits / services, les outils de communication, éventuellement un revue de presse avec les retombées médiatiques antérieures. On retrouve le dossier de presse et les communiqués dans un onglet “Presse” ou “Actualités” de votre site internet.

Il faut veiller à ce que les informations y soient claires et précises, mais aussi esthétiques, afin que le journaliste ait envie de rédiger un article ou de vous rencontrer.

Généralement, un communiqué de presse s’envoie par email. Les journalistes étant submergés de demandes et de messages, il faut effectuer des relances téléphoniques suite à l’envoi de votre support. Attention, il ne s’agit pas de les harceler pour les avoir au téléphone sinon vous risquez de ne rien obtenir de leur part.

Vous devez savoir également que la reprise d’un communiqué de presse par les journalistes est gratuite, de même que si c’est eux qui sollicitent une interview par exemple. Par contre, si vous voulez rédiger un article dans un média, les espaces rédactionnels ou publicitaires s’achètent. Le coût varie en fonction de l’emplacement et de l’espace choisis, les couvertures étant les emplacements les plus onéreux.

Pour les influenceurs c’est différent. Il n’est pas nécessaire de leur envoyer un communiqué ou dossier de presse. Il vaut mieux envoyer un mot avec votre produit ou la possibilité de tester votre service. Vous devez comme pour les journalistes, sélectionner les influenceurs légitimes à parler de ce que vous proposez. Attention, si ces influenceurs ont une très grande communauté, ils vous demanderont sûrement d’être rémunérés plus ou moins chèrement donc selon la taille de leur audience. Il ne tient qu’à vous de voir suivant votre budget et votre stratégie d’accepter ou non. Vous pouvez trouver des influenceurs via des plateformes spécialisées.

Nous vous avons donnés un aperçu des éléments à prendre en compte pour une stratégie relations presse efficace. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin de conseils ou d’autres informations !

Influence et réseaux sociaux : Quels réseaux pour quels secteurs ?

By News

Aujourd’hui les réseaux sociaux permettent aux entreprises de devenir des influenceurs sur des tendances, des marchés, des produits. Cependant, chaque réseau social a ses spécificités, et ne convient pas pour tous les secteurs économiques.

Par exemple, Facebook reste très généraliste et convient parfaitement pour une cible B2C (cible particuliers). Instagram convient d’autant plus aux secteurs de l’image, de la mode et du retail. Alors que LinkedIn est orienté vers le B2B (cible entreprises), et que Twitter jongle entre B2C et B2B.

Dans cet article nous allons effectuer un focus sur LinkedIn et Twitter.

LinkedIn : le réseau BtoB par excellence

LinkedIn est un réseau social permettant la mise en relation de professionnels entre eux, mais aussi de professionnels avec d’autres entreprises. C’est un réseau social primordial pour les entreprises ayant une cible B2B, notamment pour les secteurs du numérique, de l’industrie et du conseil, mais aussi dans le domaine de la communication et du management.

Lors de votre inscription sur LinkedIn, vous créez un profil personnel sur lequel vous allez mettre en avant votre poste actuel, vos expériences professionnelles, vos compétences, vos centres d’intérêt. Votre influence sur ce réseau dépend en grande partie du soin apporté aux informations de votre profil, car elles vous permettent d’apparaître dans les recherches LinkedIn (recherches de profil ou de compétences). Il ne faut pas confondre ce profil avec une page d’entreprise. Contrairement au profil personnel, il n’y pas d’ajout de contact, ce sont les utilisateurs qui s’abonnent directement à votre page.

La plateforme LinkedIn sert d’échange et de discussion entre professionnels, pour la prise de contact ou la veille d’informations (voir les groupes d’intérêt sur LinkedIn). Les posts à caractère personnel sont de ce fait assez mal perçus.

Il est par ailleurs très intéressant pour les marketeurs d’avoir accès à un grand nombre de professionnels et donc de potentiels prospects, afin de les démarcher directement. Notamment, les outils payants et les nouvelles fonctionnalités de LinkedIn permettent un ciblage assez précis des profils et l’envoi de messages aux prospects.

Cependant, il ne faut pas voir cette plateforme comme un moyen direct de vendre. Il est préférable de proposer et partager du contenu de type branded content afin de se faire connaître et de ne pas paraître trop commercial. Les utilisateurs auront tendance à se sentir forcer, et ne prendront pas la peine de s’intéresser à votre entreprise et ce qu’elle propose. Par contre, les publications d’articles ou de posts sur vos activités, vos partages de réflexion feront la plus-value de votre profil et participeront à votre influence sur ce média. Pour ce faire l’utilisation de hashtags (#) est recommandée, ainsi que des mentions (@) pour attirer l’attention de vos confrères sur vos publications.

Pour construire votre influence sur LinkedIn, il est nécessaire d’y consacrer quelques heures par semaine en écrivant des posts réguliers et des commentaires en réaction aux publications de vos contacts. Mais aussi en « rencontrant » virtuellement de nouveaux professionnels qui viendront enrichir votre réseau, la fonction messagerie/chat est à cet effet très utile. Cela dit, LinkedIn est un formidable outils de veille professionnelle sur les sujets qui vous intéressent (grâce à un ciblage puissant), l’information et les articles y sont souvent de qualité.

Nous ne doutons donc pas que les quelques heures passées sur LinkedIn ne seront pas perdues !

Twitter : l’instantanéité pour principe

Twitter est le réseau social essentiel pour les médias, les politiques, le numérique, mais aussi pour les influenceurs. Il est très intéressant pour les entreprises ayant une cible B2B, comme pour LinkedIn. De même, des usages BtoC se sont mis en place ces dernières années. En effet, Twitter ne fait pas de différences entre les personnes physiques et les personnes morales. Les comptes peuvent donc être soit rattachés à un individu soit à une entité.

Ce réseau social est basé sur l’instantanéité de l’information. Une actualité peut très vite se retrouver perdue dans un flux constant et conséquent de tweets. Il faut donc penser à utiliser des hashtags (#) afin que les utilisateurs puissent retrouver facilement vos tweets dans leurs recherches de mots-clés. Il existe tout un panel de hashtags, pensez donc à utiliser les plus pertinents : création d’un hashtag propre pour identifier votre marque ou choix d’une tendance pour être visible dans la conversation. De même, les mentions (@) d’autres comptes, entreprises ou personnes, permettent de faire grimper l’audience et de ne pas passer inaperçu.

Actuellement beaucoup d’entreprises BtoC ayant un SAV développent des comptes dédiés afin de répondre aux questions des consommateurs immédiatement. Twitter est ainsi un moyen simple et rapide d’échanger avec eux sur les problèmes qu’ils rencontrent, de répondre à leurs questions. De façon inverse, il arrive souvent aux utilisateurs de se « défouler » via leurs tweets.

Si vous créez un compte pour votre entreprise, il peut être intéressant d’obtenir la certification. C’est-à-dire un petit badge à côté de votre nom de compte validant l’authenticité de votre profil. Ceci permet de rassurer les utilisateurs.

Autre point, il ne faut pas oublier qu’un tweet est composé de 280 caractères, et qu’il y a encore 1 an il était de 140 caractères. Ce système implique donc d’être concis dans ses publications pour éviter de multiplier le nombre de tweets au sujet d’un seul message et de perdre vos followers.

Si l’écrit domine Twitter, il faut néanmoins garder à l’esprit que c’est sur cette plateforme qu’est apparu le concept de vidéo en direct (les autres médias sociaux ont suivi), Periscope. Ce mode de communication complètement calqué dans l’instant présent à première vue, ne doit pas faire oublier qu’instantanéité ne rime pas avec spontanéité (si vous êtes adeptes des live sur les réseaux sociaux mieux vaut tout de même préparer votre texte et votre mise en scène).

Malheureusement, l’influence a également ses mauvais travers, tel le bad buzz…

Alors, qu’est-ce que l’influence ?

L’influence sur Twitter comme sur d’autres réseaux, se traduit aujourd’hui par le fait qu’une marque, une personne, ou une entité, soit l’initiateur d’idées, de besoins, d’envies qui touchent un certain nombre de personnes.

Pour être influent sur les réseaux sociaux (nous n’évoquons pas ici la publicité payante), un principe de base demeure tout de même : il faut proposer du contenu pertinent et de qualité, comme des articles, des posts, des vidéos, mettant en avant des sujets dans la tendance, voir en étant précurseur. Utiliser les bons hashtags (#) permet aux utilisateurs de trouver facilement du contenu sur les sujets qu’ils recherchent. Plus celui-ci sera pertinent, plus vous gagnerez des abonnés, c’est aussi ce nombre d’abonnés qui jouera sur l’influence et l’audience. En effet un compte ou une page suivie par plusieurs milliers de personnes aura beaucoup plus d’audience qu’un autre avec quelques centaines. Si le lien est bien réel entre influence et audience, chercher le buzz à tout prix, surtout au détriment de la cohérence et de la crédibilité, n’est pas forcément une stratégie payante à long terme.

Montrez-vous sur les réseaux sociaux sous votre meilleur jour, mais soyez surtout fidèle à vous-même afin de tisser des relations intéressantes et de confiance !

Si vous voulez mesurer votre ROI (retour sur investissement), rien de plus simple. Tous les réseaux, Twitter et LinkedIn y compris, proposent des outils statistiques pour évaluer vos performances et le nombre de personnes atteintes. Si vous voulez mesurer votre influence, intéressez-vous plutôt au taux d’engagement (actions de votre audience sur un post par rapport au nombre de personnes touchées). Par exemple sur LinkedIn, cela pourra se voir par le nombre de likes ou de partages, sur Twitter ce sera grâce au nombre de retweets, de j’aime. Évidemment, l’analyse statistique de votre influence a ses limites et la quantité ne fait pas forcément la qualité : il suffit parfois simplement que la bonne personne voit votre publication ou votre profil.

Pas de panique donc si vos résultats sont tout d’abord décevants, l’influence se construit sur la durée. En tout cas de façon organique (i.e. sans payer de publicité), cela prend du temps, et passe par un processus d’essai et d’erreur pour apprendre à connaître son audience et ses attentes.

Chaque réseau social a ses avantages et ses inconvénients. L’important est de choisir celui qui correspond vraiment à votre activité et à votre cible (et qui correspond bien sûr à votre personnalité !). Avant de prendre la parole sur les réseaux, une stratégie de communication est primordiale : elle donne un fils conducteur à vos messages et à votre présence sur tel ou tel média social, ainsi qu’une cohérence pour bâtir votre crédibilité professionnelle ou commerciale. N’oubliez pas, vous poursuivez un ou plusieurs objectifs pour votre entreprise et les réseaux sociaux ne sont qu’un moyen parmi d’autres pour les atteindre !

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